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E-santé : vers un financement global du système des soins

“La e-santé et la télémédecine connaissent une augmentation exponentielle dans le monde et en France. Notre pays est particulièrement bien positionné au niveau industriel”, a rapporté Yannick Le Guen, sous-directeur du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins au Ministère de la Santé .

En France, l’industrie numérique est épanouie et se développe, représentant aujourd’hui plus de 400 000 salariés et 40 milliards d’ Euro de chiffre d’affaires .

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La population comme les professionnels de santé adhèrent massivement aux objets connectés, comme le montre notamment l’étude PHR/IFOP concernant le regard des Français sur l’e-pharmacie et les objets connectés publié le 12 février 2015. 1 Français sur 10 possède déjà un objet connecté de santé. Ainsi, la pharmacie du futur vue par les Français est amenée à évoluer pour devenir interactive, via un espace digital fournissant informations et conseils santé, mais aussi des objets connectés sélectionnés par le pharmacien.

« La pharmacie de demain qui s’invente aujourd’hui devra être connectée afin de répondre aux attentes des Français à l’égard des nouveaux modes de collecte des données de santé et de circulation de l’information en officine. En effet, près de 8 Français sur 10 (79%) pensent que les objets connectés leurs permettront d’assurer un meilleur suivi de leur santé » note Lucien Bennatan, pharmacien et Président du Groupe PHR

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Le numérique constitue un “tournant majeur sur trois déterminants du système de soins: la qualité, l’accessibilité et le coût”, analyse Yannick Le Guen, le patron du Syntec numérique. Il y a en effet un potentiel important concernant la mise en place de la médecine personnalisée et la médecine prédictive. Le numérique réduit le temps d’accès aux soins et permet une standardisation.

“Le numérique supprime des emplois, mais en recrée d’autres et peut permettre un redéploiement des médecins et infirmières”

Se pose enfin la question du modèle économique. “Le financement orienté sur le remboursement de l’acte ou du produit doit être repensé. Il faut réfléchir au financement global d’une organisation. Auparavant, il faut asseoir les usages”, indique Yannick Le Guen. Pour Luc Broussy, récemment élu à la tête France Silver Eco, c’est par le secteur médico-social et par la question des personnes âgées et des malades chroniques que l’on arrivera à débloquer les rigidités du secteur de la santé.

“Le numérique est un outil absolument essentiel dans la problématique de la dépendance: comment rendre la vie à domicile possible et harmonieuse, adapter le logement domotique, permettre la mobilité des personnes…”.

Mais malgré l’augmentation du confort du malade et de la qualité des soins et la baisse des coûts, il y a une “absence de volonté politique et citoyenne dans le développement du numérique”, a déploré le président du Syntec numérique. Dans son plan d’économies de 10 milliards d’Euro , Marisol Touraine n’a pas prononcé le mot de e-santé ni de numérique. “Or sans ça, elle n’y arrivera pas”, a-t-il jugé, appelant à déployer le numérique le plus vite possible.

Nous constatons que tout l’écosystème de la santé se digitalise. Au delà de l’objet, il y a un réel besoin de créer un accompagnement de qualité. Cet accompagnement doit être “matérialisé” par un service complémentaire permettant, d’une part, aux professionnels de santé d’assurer un service et un suivi client pertinents, et d’autre part, aux patients d’être mieux accompagnés et plus rassurer sur la gestion de leur santé et des soins reçus. 

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